L’économie mondiale devra injecter 130 milliards $ supplémentaires dans les technologies d’énergies renouvelables pour maintenir la température mondiale en dessous des 2°C selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Cette augmentation fait passer l’effort mondial nécessaire des 270 milliards prévus en 2014 à 400 milliards.

En effet, la réduction des émissions de gaz à effet de serre effectuée grâce à une énergie plus verte est moins rapide et moins importante que les émissions des secteurs utilisateurs finaux à qui il est plus difficile et plus couteux de délaisser les énergies fossiles. « Les résultats nets montrent aujourd’hui une légère diminution des émissions de CO2, mais pas la net séparation entre le développement économique et les émissions, pourtant si nécessaire au maintien des températures en dessous de 2°C.» peut-on lire dans un rapport de l’agence.

Elle recommande donc aux nations d’accentuer leurs efforts relatifs à l’efficacité énergétique dans les secteurs de l’industrie, des transports et de la construction tout en accélérant la réduction de l’utilisation des énergies fossiles.

« Le plan de mise en œuvre de l’accord de Paris doit fournir une procédure qui assurera un engagement climatique plus important sur la durée si le monde veut obtenir et maintenir une trajectoire d’émissions de GES en accord avec l’objectif des 2°C. » a-t-elle convié.

Et de préciser « Une vision à long terme claire et crédible en matière de réduction de l’intensité carbone est vitale pour envoyer aux investisseurs le signal fort qui leur permettra d’investir dans les projets à bas carbone et hautement efficaces énergétiquement.»

 

 

Gwladys Johnson

 

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