Dans un rapport publié le 13 juin dernier la firme d’investissement kényane Burbidge Capital a indiqué que le nombre de transactions de Private Equity entre janvier et avril 2016, a progressé de 50% en Afrique de l’est, passant de 12 à 19 opérations. Cependant, cette progression en volume, s’est caractérisée par une baisse de la valeur des transactions, qui a culminé à 12,4 milliards de shillings (123 millions $), en repli de 83%, comparé aux 73,5 milliards de shillings (728 millions $) générés à la même période en 2015.

 

Au cours de cette dernière période, il faut dire que les activités de private equity ont été tirées dans leur valeur globale, par le désinvestissement par Helios Investment Partners, de ses parts dans le capital du groupe bancaire Equity Bank, pour la somme de 50 milliards de shillings, soit environ 500 millions $. Toujours à cette période, l’assureur britannique Old Mutual s’est offert  une participation dans le groupe de service d’assurance UAP Holdings, en rachetant pour 15,5 milliards de shillings, les parts d’Abraaj Group, AfricInvest et le Swedfund.

 

Cette année les grosses transactions ont été la reprise par le Commonwealth Development Corporation (CDC) des 10,68% de participations du groupe I&M Bank, détenues par la DEG (organisme allemand de financement du développement) et Proparco (filiale de l’Agence Française de Développement, en charge du secteur privé). Par ailleurs, Kuramo Capital, une firme basée à new York, a investi 2 milliards de shillings sur Transcentury, par conversion d’obligations.

 

Selon Cytonn Investment, une autre firme kényane de conseils à l’investissement, les transactions de private equity devraient continuer de progresser, dans la mesure où les investisseurs sont toujours en quête de meilleurs rendements, ce qu’offrent aujourd’hui le Kenya et la Côte d’Ivoire. Et ceci d’autant plus que les banques ont subi une crise qui devrait entrainer une concentration du secteur.

 

 

Idriss Linge – Agence Ecofin

 

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