Dans un communiqué publié le 3 janvier 2016, le groupe de télécommunications angolais Unitel a proposé la somme de 140 millions d’euros à la banque portugaise BPI pour prendre le contrôle de sa filiale angolaise BFA. Unitel qui est déjà actionnaire à hauteur de 49,9% au sein de la représentation angolaise de la banque BPI souhaite augmenter ses parts à 59,9% par l’acquisition de 10% supplémentaires.

Selon l’AFP, à travers cette prise de contrôle de BFA, Unitel voudrait empêcher le projet de scission de BPI dont l’objectif est d’isoler ses actifs africains dans une nouvelle structure. Une Assemblée générale de BPI est d’ailleurs prévue le 5 février 2016 pour discuter de ce projet de scission. Selon une lettre d’Unitel, publiée le 3 janvier 2016 par la Commission portugaise du marché des valeurs mobilières (CMVM), l’autorité de la bourse de Lisbonne, l’offre d’acquisition de parts supplémentaires au sein de BFA déposée par le groupe télécom angolais est présentée comme une alternative à la scission. Elle est valable jusqu’à la fin du mois de janvier.

BPI veut scinder ses opérations de BFA pour réduire son exposition aux risques liés à sa filiale angolaise. En effet, avec l’entrée en vigueur en 2015 de nouvelles règles européennes de supervision bancaire, BPI a vu son ratio de fonds propres pénalisé par son exposition, via la BFA, à la dette de l’Etat angolais et de sa banque centrale, explique AFP.

Deuxième actionnaire de BPI, dans laquelle elle détient 18,6% de parts, Isabel Dos Santos, fille du président angolais Eduardo Dos Santos et actionnaire à hauteur de 25% dans Unitel, s’est toujours opposée au projet de scission de la banque portugaise lancé en septembre 2015.

 

 

Agence Ecofin

 

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