Barclays Africa a annoncé le 29 juillet sur la Bourse de Johannesburg, des performances positives pour le compte du premier semestre s’achevant au 30 juin 2015, avec un dividende net par action attendu à 4,5 rands. Un chiffre qui s’inscrit en hausse de 13% comparé à celui de la même période en 2014.

Cette performance globale a été tirée par une robuste croissance des opérations du groupe sur le reste de l’Afrique, ou les revenus bruts par action ont progressé de 22% pour atteindre 1,2 milliard de rands (95,28 millions $) contre une progression plus faible sur le marché sud-africain (8% seulement), mais qui s’établit quand même à 5,5 milliards de rands (435,2 millions $).

Dans le détail, on relèvera que les prêts et avances faites à la clientèle ont augmenté de 7% à 674 milliards de rands. Lorsqu’on exclut les prêts liés à l’immobilier, ces produits sont en augmentation de 13%. Les prêts octroyés dans le cadre de la banque de détail en Afrique du Sud ont augmenté de 2% à 383 milliards de rands, soutenu par la croissance de 6% dans les cartes de crédit et de 9% pour les accords de crédit classiques. Dans le même pays on relèvera que les prêts hypothécaires ont reculé de 2%.

La nouvelle a cependant été accueillie froidement par le Johannesburg Stock Exchange où le groupe est coté. Son titre y affichait une baisse de 1,22% en ouverture de marché le 29 juillet 2015 et cumule désormais une moins-value de 6,22% sur les six derniers mois. Rappelons que les concurrentes de Barclays Africa n’ont pas fait mieux en ouverture des marchés. Standard Bank était en recul de 0,48%, Rand Merchant Bank a reculé de 1,21%, Nedbank perdait 0,6% et Firstrand concédait de 0,4%.

Les craintes suscitées par l’économie chinoise et la crise grec, mais aussi les incertitudes sur les choix de politique monétaires aux États-Unis, continuent d’entretenir un peu de volatilité sur le premier marché financier africain. A cela, il faut ajouter que presque toutes les banques opérant en Afrique du sud ont des actifs directs ou indirects sur les ressources naturelles, dont la valeur continue d’être en baisse. Une illustration de cette dernière hypothèse chez Barclays Africa est la part de provision pour créance douteuse. Même si elle est en recul, de près de 8%, elle s’affiche encore pour le groupe à 26,8 milliards de rands et représente encore 4% des prêts accordés à la clientèle.
 

Source Idriss Linge – Agence Ecofin

Articles similaires