Le Nigéria, 18ème producteur de noix de coco à l’échelle mondiale, pourrait progresser dans ce classement et renforcer sa présence au sein de cette industrie à 4 milliards de $. C’est en tout cas l’avis de Mufutau Akinlolu qui préside l’association des producteurs de noix de coco du pays basée à Badagry.

Selon le responsable, 22 Etats sur les 36 que compte le pays peuvent produire cette denrée. «La noix de coco constitue une grande opportunité dont peuvent profiter les agriculteurs et le gouvernement surtout dans ce contexte de pénurie des devises extérieures », estime-t-il.

Pour Clestine Ikuenobe, directeur de la recherche au Nigeria Institute for Oil Palm Research (NIFOR), le pays devrait profiter de son avantage comparatif. Mais pour y parvenir, il devra «investir dans de nouveaux arbres, des engrais et augmenter le rendement par hectares du fruit», relève M. Akinolu. Pour ce dernier, l’exécutif devra également résoudre les problèmes liés à l’accès à la propriété foncière qui constitue la plus grosse difficulté à laquelle sont confrontés les producteurs.

Le Nigéria, qui exporte très peu la denrée, pourrait y trouver une niche dans un contexte où les cours mondiaux de l’huile de noix de coco ont grimpé de plus de 50% sur les derniers mois, indique le responsable. Ces prix ne devraient pas connaître de chute significative dans un futur proche alors que les pays exportateurs peinent à satisfaire la demande mondiale.

En 2014, le Nigéria a produit 267 520 tonnes de noix de coco.

Aaron Akinocho – Agence Ecofin

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