Les dépenses de salaires et traitements des personnels des Etats membres de l’UEMOA ont représenté en valeur relative, 41,4% de leurs charges courantes en 2016, contre 40,9% au terme de l’année 2015, apprend-on de données publiés par la Banque centrale de cette sous-région. En chiffre, cela équivaut à 3743,13 milliards de FCFA (6,16 milliards $), en hausse de 7,5% comparé à la situation de 2015.

Comme au cours de l’année précédente, ces postes de dépenses ont occupé la première place des charges courantes totales des Etats de l’UEMOA qui en 2016 ont augmenté de 6,4%, pour atteindre 9042 milliards de FCFA. Les détails pays sur cette augmentation des charges de salaires ne sont pas disponibles.

Dans certains pays comme le Sénégal, le Togo, le Mali ou encore la Côte d’Ivoire cependant, des voix continuent de se lever dans plusieurs corps de profession publique, parfois avec des risques d’instabilité, pour revendiquer une amélioration des conditions salariales et un meilleur traitement.

En l’absence des données complémentaires sur ces dépenses de traitements et salaires par les Etats dans l’UEMOA, il est difficile de dire si cette enveloppe contient des rémunérations brutes (avant impôts) ou nettes d’impôts. Il est aussi assez difficile de se prononcer si le gros de ces revenus est affecté à des structures parapubliques comme les administrations spécialisées des douanes, de l’armée, de la police ou des finances, au détriment d’autres corps comme celui des enseignants et des médecins.

Mais parallèlement à la hausse des dépenses de salaires et traitements des Etats, l’inflation a connu une courbe descendante dans la région, avec des prévisions frôlant même la zone négative pour le quatrième trimestre 2016. Cela en raison de la baisse des prix des produits alimentaires et du carburant.

Au regard des revendications qui se poursuivent dans différents pays de la région depuis le début 2017, il n’est pas impossible que ces postes de dépenses continuent de croître. Et pourtant, la mobilisation des ressources par les Etats demeure autour des 17% du PIB régional, un niveau en deçà du standard communautaire de 20% du PIB.

Les mauvaises nouvelles sur le cacao et les incertitudes sur le prix des matières premières minières comme l’or et le pétrole, pourraient constituer des sources de préoccupation sur le court terme. De plus, les coûts de financement sur le marché sous régional de la dette sont repartis à la hausse depuis le début d’année.

Idriss Linge – Agence Ecofin

Articles similaires