45 fusions-acquisitions de plus de 10 milliards de dollars ont été réalisées durant les neuf premiers mois de 2015 pour un montant total de près de 1200 milliards de dollars, en hausse de 89% par rapport à la même période de 2014, selon une étude publiée le 30 octobre par le cabinet de données financières Dealogic. D’après les experts, cette explosion des fusions-acquisitions géantes s’explique essentiellement par les trésoreries excédentaires des multinationales et les taux d’intérêt bas.

 

« Il y a énormément de cash disponible, et les taux sont extrêmement bas avec des possibilités d’emprunts avantageux », souligne Tangi Le Liboux, analyste chez la société d’investissement et d’intermédiation boursière Aurel BCG, selon des propos rapportés par le magazine français L’Expansion.

 

« L’inflation est très basse et grève les revenus des grosses sociétés. Du coup elles vont chercher de la croissance en s’étendant géographiquement grâce à l’acquisition d’un concurrent », analyse de son côté Philip Whitchelo, vice-président du cabinet Intralinks, fournisseur mondial de solutions de collaboration et de gestion de contenus interentreprises.

 

La croissance des acquisitions devrait se poursuivre dans les prochains mois comme en atteste les méga-deals annoncés ces dernières semaines par le géant américain de la pharmacie Pfizer qui souhaite acheter Allergan, lequel pèse plus de 110 milliards de dollars en Bourse, ou encore le belgo-brésilien AB InBev qui prépare le rachat du britannique SABMiller pour environ 100 milliards d’euros.

 

 

Source : Agence Ecofin

Articles similaires