Le groupe Engie (ex-GDF Suez) serait en train de préparer la cession de certains de ses actifs en Afrique et en Europe, a annoncé Bloomberg, citant des sources proches du processus, mais ayant requis l’anonymat. Les pays concernés sont entre autres, la Grande Bretagne, la Norvège, mais aussi l’Egypte ou encore l’Algérie, explique l’information.

 

Au Cameroun, le groupe a déjà annoncé le gel de la phase de développement du projet d’unité flottante de liquéfaction de gaz naturel. Comme on peut l’observer à travers le monde, les conditions du marché ne sont pas favorables au développement de grands projets de liquéfaction de GNL.

 

Engie a indiqué en début d’année, une réduction de ses actifs de près de 16,5 milliards $ et de ses coûts de près d’un milliard d’euros. Les segments concernés sont ceux de l’exploration production de gaz, qui souffre actuellement d’un niveau élevé de l’offre mondiale, avec pour effet une baisse des prix. Par ailleurs, un porte-parole du groupe avait fait savoir que migrer vers des énergies moins polluantes nécessite de se libérer des portefeuilles d’exploration et de production d’hydrocarbures.

 

Les spéculations préliminaires estiment la valeur totale des actifs à céder à près 4 milliards $. Une position qui ne fait pas l’unanimité car le marché actuel et futur du gaz naturel est extrêmement tendu. De grandes firmes de private equity comme Blackstone, qui possède déjà des actifs dans les hydrocarbures avec Kosmos Energy, ou Carlyle Group, un autre capital investisseur américain, sont annoncés comme potentiels repreneurs, même si aucune des deux firmes n’a confirmé l’information.

 

 

Idriss Linge – Agence Ecofin

 

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