Rendant visite à Shinzo Abe, le premier ministre nippon à Tokyo, Fatih Birol, le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a indiqué qu’en un quart de siècle, la production hors-OPEP n’a jamais autant chuté. Les chiffres devraient, en effet, atteindre cette année leur plus forte baisse depuis les 25 dernières années.

 

L’organisation anticipe, en 2016, une offre hors-OPEP de 700 000 barils par jour alors que la demande mondiale s’accélère, tirée par les plus gros consommateurs traditionnels que sont la Chine et l’Inde, ainsi que certains pays émergents. Toutefois, selon le responsable, le marché pétrolier devrait revenir à une situation d’équilibre, d’ici à 2017, à condition qu’il n’y ait pas de bouleversements économiques. « Quand nous examinons tous les fondamentaux (…), j’ai toutes les raisons de croire qu’en l’absence de toute dépression économique majeure, nous verrons un équilibre du marché, d’ici 2017 au plus tard », a-t-il déclaré selon des propos rapportés par Maghreb Emergent.

 

Fatih Birol a aussi démontré que la chute des cours de l’or noir, depuis 2 ans, a créé une baisse des investissements dans le secteur, notamment aux USA, au Canada, en Amérique latine et en Russie.

 

Il a, pour finir, prédit que la dépendance au pétrole moyen-oriental va nettement s’accélérer, d’ici les prochaines années. Pour rappel, la zone s’est montrée depuis récemment très dynamique dans la production de brut. Ce dynamisme est engendré par les rivalités entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, deux des principaux producteurs de l’OPEP qui se sont lancés dans une course à la production en vue de gagner plus de parts de marchés. C’est cette situation qui est à la base de la surproduction constatée sur le marché et qui soutient la chute des prix du pétrole.

 

Dimanche dernier, à Doha, un sommet réunissant des producteurs venant de 18 pays du monde, a tenté d’apporter une solution à la crise, via un gel concerté de la production. Sans succès. L’Iran a, quant à lui, fait savoir qu’il était hors de question qu’il réduise sa production.

 

 

Olivier de Souza – Agence Ecofin

 

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