Selon Barry Parkin (photo, micro en main), responsable de l’approvisionnement chez le chocolatier Mars et président de la World Cocoa Foundation, les revenus des petits producteurs de cacao doivent être multipliés par quatre pour garantir un avenir à la culture dans le long terme.

 

« On peut doubler le rendement, on peut doubler les revenus, tout cela constitue un bon point de départ, mais ça ne sera pas une solution durable. Il faut parvenir à des niveaux de revenus qui permettent aux producteurs de prospérer et aux générations suivantes de vouloir être des producteurs de cacao», a-t-il déclaré lors de l’édition 2016 de la conférence mondiale sur le cacao. Envisageant les pistes pour atteindre cet objectif, le dirigeant n’a pas caché que d’énormes efforts devront être consentis. «Cela pourrait nécessiter des rendements plus élevés, des prix aux producteurs plus élevés, de plus grandes superficies…ce sera difficile mais nécessaire», a-t-il poursuivi.

 

Pour sa part, Nicko Debenham, vice-président de Barry Callebaut pour la durabilité du cacao, a insisté sur la nécessité de rationaliser l’effort fourni et de s’assurer de l’efficacité des investissements consentis. « Beaucoup d’efforts ont été consentis en formation mais les taux d’adoption des méthodes enseignées tournent autour de 10-20%. Il est donc impératif de se pencher sur cet aspect », estime-t-il.

 

Lancée en 2014 par 9 des acteurs majeurs de la filière cacao à savoir Barry Callebaut, Blommer, Cargill, Ferrero, Hershey, Mars, Mondelez International, Nestlé et Olam, la fondation CocoaAction entend coordonner les actions des acteurs du secteur en matière de développement durable.

 

 

Aaron Akinocho – Agence Ecofin

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