La concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère a atteint un niveau record en selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

 

Un rapport mesurant la concentration de ces gaz dans l’atmosphère a révélé que le CO2 a atteint l’année dernière 397,7 parties par millions (ppm). « On ne peut pas voir le CO2, c’est une menace invisible, mais c’est une menace très réelle. Cela implique des températures globales plus élevées, plus de phénomènes météorologiques extrêmes tels que des vagues de chaleur, des inondations, la fonte des glaces et l’élévation du niveau des océanes et leur acidité.» a rappelé Michel Jarraud (photo), le président de l’organisation.

 

Le méthane, deuxième gaz à effet de serre, a atteint une concentration de 1833 ppm. Cette progression représente une augmentation de 254% de sa concentration par rapport à l’air préindustrielle. 60% de ces émission est dû aux activités humaines telles que l’exploitation des énergies fossiles, la riziculture et l’élevage.

 

Avec une concentration à 327,1 ppm, le protoxyde a connu une augmentation de 121% par rapport à l’ère préindustrielle. L’impact de ce gaz sur l’environnement est 298 fois supérieur celui du CO2 et ce, sur 100 ans. Les engrais et les productions industrielles contribuent à 40% à son émission.

 

Michel Jarraud préconise d’adopter au plus vite, des mesures de diminution de l’émission de ces différents gaz. « Chaque année, nous disons que nous n’avons plus de temps, qu’il nous reste une chance de contenir à un niveau raisonnable la hausse des températures» a-t-il souligné dans le rapport. Ce document parait à trois semaine de la COP 21 de Paris, durant laquelle les pays se sont fixés pour objectif de prendre des mesures permettant de limiter l’augmentation de la température globale à 2°C par rapport l’ère préindustrielle.

 

 

Source : Gwladys Johnson – Agence Ecofin

 

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