Au Ghana, la production de cacao pourrait afficher un recul de 25% par rapport aux prévisions initiales pour la campagne en cours. Alors que le pays visait une récolte avoisinant les 900 000 tonnes, Reuters, qui cite une source gouvernementale ayant requis l’anonymat, indique que la production ne devrait pas dépasser les 750 000 tonnes soit à peine 10 000 tonnes de plus que l’année dernière.

 

Principal facteur à l’origine de cette contre-performance éventuelle : l’harmattan. Ce vent sec qui souffle du Sahara vers la côte s’est caractérisé cette année par une arrivée précoce et une violence rare qui a affecté la maturation des fruits. En outre, les feux de brousse ont joué leur partition en ravageant 20 000 hectares de plantation. Enfin, la production ghanéenne se débat depuis plusieurs années avec le vieillissement de son verger et la mauvaise utilisation des intrants.

 

Du côté du conseil du cacao du Ghana (Cocobod), on joue la carte de la circonspection. «Nos techniciens sont sur le point d’aller sur le terrain et jusqu’à ce qu’ils donnent leurs conclusions, il sera trop tôt pour estimer les dommages causés par l’harmattan », a affirmé Noah Amenyah, porte-parole de l’institution.

 

 

Aaron Akinocho

Articles similaires