L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé, le 17 novembre, que quelque 250 000 vies risquent d’être perdues chaque année à cause du changement climatique entre 2030 et 2050, notant qu’un bon accord lors de la conférence de Paris sur le climat (COP21) pourrait être «le plus important du siècle en matière de santé publique».

 

La pollution de l’air a déjà causé le décès de 7 millions de personnes à travers le monde, selon l’agence onusienne, qui rappelle aussi que des infections comme la malaria sont renforcées par le changement climatique.

 

Le projet d’accord qui servira de base de négociations entre les représentants de 195 pays lors de la COP 21 (30 novembre-11 décembre 2015)  prévoit déjà plusieurs éléments de santé publique. «Mais cela ne suffit pas», a estimé devant la presse à Genève la directrice du département de santé publique de l’OMS, Maria Neira.

 

L’organisation propose notamment d’augmenter le coût de l’utilisation des carburants fossiles. Une taxe sanitaire sur ces carburants polluants pourrait diminuer de moitié le nombre de décès liés à la pollution de l’air, réduire les émissions de dioxyde de carbone et générer 3000 milliards de dollars de revenus, selon l’OMS.

 

 

Agence Ecofin

 

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