Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, lundi 30 novembre, l’inclusion du yuan chinois dans le panier des devises de référence de l’institution, communément connu sous l’appellation du droit de tirage spécial (DTS).

 

« Cette décision reflète notamment les progrès accomplis par les autorités chinoises ces dernières années pour réformer leur système monétaire et financier », a déclaré la directrice générale du FMI, Christine Lagarde. L’entrée du yuan dans le panier de devises du FMI ne deviendra cependant effective qu’à  partir du 1er octobre 2016.

 

Le DTS est actuellement composé du dollar américain, du yen japonais, de l’euro et de la livre sterling. Il s’agit d’un actif de réserve international que l’institution peut prêter à des pays membres qui ont des problèmes de réserves de change. La dernière modification du panier de devises constituant le DTS remonte à 2000 quand l’euro avait remplacé le franc et le deutschemark.

 

Deux conditions sont requises pour qu’une devise puisse intégrer le panier de devises de référence du FMI: qu’elle soit «largement utilisée» dans les transactions internationales et qu’elle soit «librement utilisable». La devise chinoise remplit depuis 2010 le premier critère, relatif à son importance dans le commerce mondial. Le dernier écueil à l’inclusion du yuan dans le panier des devises de référence, en l’occurrence le strict encadrement du taux de change de la monnaie chinoise par les autorités locales, a été, quant à lui, levé plus récemment. La libre convertibilité de la monnaie chinoise a été en effet renforcée en août dernier par une dévaluation historique du yuan face au dollar, présentée officiellement comme un effort pour faire correspondre son taux de change à sa valeur véritable sur les marchés.

 

 

Agence Ecofin

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