Le laboratoire pharmaceutique britannique AstraZeneca Plc vient de lancer un ambitieux plan d’expansion en Afrique dont l’objectif est d’augmenter les ventes de médicaments sur le continent de 10% par an en mettant l’accent sur les maladies non transmissibles, a rapporté l’agence Bloomberg le 10 février, citant un dirigeant de l’entreprise.

 

AstraZeneca, qui dispose déjà d’une usine spécialisée dans la fabrication des médicaments pour l’hypertension artérielle et le cholestérol en Egypte, prévoit dans ce cadre de construire une unité industrielle en Algérie.

 

«La construction d’une usine en Algérie est sur le point de démarrer», a précisé le vice-président du groupe pour le Moyen-Orient et l’Afrique, Tarek Rabah, indiquant que cet investissement se chiffre à «des dizaines de millions de dollars». La nouvelle usine algérienne devrait fabriquer des médicaments destinés à traiter les maladies cardiovasculaires, le cancer et le diabète.

 

AstraZeneca a, d’autre part, signé le 3 février un accord avec le ministère éthiopien de la Santé pour le dépistage de l’hypertension artérielle après une initiative similaire lancée au Kenya  en octobre 2014 et qui a permis à ce jour d’identifier plus de 150 000 personnes hypertendues. «Alors que l’industrie pharmaceutique a jusqu’ici mis l’accent sur la lutte contre les maladies transmissibles comme le paludisme en Afrique, des efforts doivent être déployés pour prendre en charge des maladies non transmissibles telles que le les pathologies cardiovasculaires», a souligné M. Rabah. Et d’ajouter : «Plus de 50 % des décès sur ce continent devraient être causés par des maladies non transmissibles à l’horizon 2030».

 

Le groupe pharmaceutique né en 1999 de la fusion d’un laboratoire suédois et d’un laboratoire britannique inscrit son tropisme africain dans le cadre d’une stratégie à long terme.

 

«Si vous souhaitez développer en Afrique, vous devez comprendre que ceci est un effort à long terme. Vous devez être un vrai contributeur actif en matière de renforcement des systèmes de santé locaux», a résumé M.  Rabah, dont la  firme a vendu des médicaments pour quelque 500 millions de dollars en Afrique l’an passé.

 

Le volume global des ventes de médicaments en Afrique s’est établi à 20,8 milliards de dollars en 2013 contre 4,7 milliards de dollars dix ans plus tôt, selon une étude publiée en juin 2015 par le cabinet de conseil McKinsey. La taille de ce marché devrait cependant plus que tripler d’ici 2020, pour atteindre 65 milliards de dollars, selon la même étude.

 

 

Agence Ecofin

 

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