Au terme de l’année 2014, la dette internationale de l’Afrique Subsaharienne (hors Afrique du sud) était de 402,8 milliards $, selon une dernière mise à jour des données y relatives, publiées par la Banque mondiale. Ce volume est supérieur à celui de la zone couvrant le Moyen-Orient et le Maghreb (187,8 milliards $), mais reste marginal, comparé à celui de l’ensemble des pays en développement, (5 393 milliards $).

 

Bien que représentant seulement 24,5% du revenu national brut, ce stock équivalait, sur la période de référence, à 87% du total des exportations de la Région (462,7 milliards$).

 

Par ailleurs l’Afrique subsaharienne ne possédait que 172 milliards $ de réserves extérieures, contre 720,4 milliards $ pour l’Amérique Latine, et  6 100 milliards $ pour l’ensemble des pays en développement. Enfin, entre 2008 et 2014, son déficit extérieur est passé de 5 milliards $ à 52,4 milliards $.

 

Un point positif, les obligations internationales dues sur le court terme, ne représentait que 14,5% de la totalité. Dans ce registre, l’Afrique subsaharienne est mieux positionnée que l’ensemble des pays en développement, pour lequel cet indicateur était à 53%.

 

Dans un contexte marqué par le repli des prix de matières premières, le Fonds Monétaire International insiste désormais, sur la nécessité, pour les pays africains, d’une approche prudente dans leurs stratégies d’endettement international.

 

 

Idriss Linge

 

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