L’Egypte est proche de conclure avec le Fonds Monétaire International, l’accord qui lui permettra d’obtenir un prêt de 12 milliards $. En prélude à la rencontre du vendredi 11 novembre sur cette question, Christine Lagarde (photo), la directrice générale du FMI, a salué les réformes effectuées par le gouvernement de ce pays. Elle a insisté notamment sur la libéralisation du taux de change de la livre égyptienne, et l’engagement de la seconde phase de suppression des subventions.

« Permettre au taux de change d’être déterminé par le marché améliorera la compétitivité extérieure de l’Egypte, permettra de mieux faire face aux pénuries de devises, soutiendra les exportations et le tourisme et aidera à attirer les investissements étrangers. L’ajustement des prix du carburant contribuera à réduire le déficit budgétaire et libérera des ressources publiques pour des dépenses sociales nécessaires et mieux ciblées sur les investissements dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la croissance », a fait savoir Madame Lagarde ajoutant qu’elle donnera son avis favorable à son conseil d’administration pour l’octroi de la facilité.

La situation en Egypte n’est pourtant pas facile, notamment pour les plus pauvres. La libéralisation de la monnaie locale s’est accompagnée d’une inflation sur des produits et services de première nécessité. Par ailleurs, l’Egypte doit accroître ses réserves de changes pour avoir le soutien complet du FMI. Une condition qui, selon le gouverneur de la banque centrale, est en voie de trouver une solution. Seulement, il aura fallu pour cela obtenir des prêts et signer un accord d’échange de devises avec la Chine.

Le marché financier égyptien continue de réagir positivement depuis l’annonce de la libéralisation du taux de change de la livre égyptienne.

L’EGX 30, le principal indice qui regroupe les 30 premières capitalisations de la bourse du Caire, a progressé de 2,8% à l’ouverture des opérations, ce mercredi 9 novembre 2016. Il est à son niveau le plus élevé depuis près d’un an. L’EGX 70 était aussi en hausse, mais demeure à un niveau modeste sur une période d’un an écoulée.

Idriss Linge – Agence Ecofin

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