Un groupe de travail composé de représentants de 21 banques centrales et de quelque 35 grandes banques internationales a présenté le 26 mai le premier code de déontologie global du marché des changes qui interdit notamment aux opérateurs de répandre de fausses rumeurs ou de mentir dans le cadre de nouvelles règles visant à rétablir la confiance dans ce marché secoué par de nombreux scandales de manipulation des cours.

 

Le document stipule que les informations contenues dans les notes de recherche des banques ne peuvent être partagées entre les intervenants qu’après avoir été rendues publiques. Il impose aussi aux acteurs du marché de changes de limiter au maximum les échanges d’informations relatifs aux ordres de la clientèle. Ces derniers ne peuvent être échangées qu’avec doigté et uniquement s’il existe un «motif valable» pour le faire, selon le texte qui comprend des exemples concrets de formulations appropriées ou pas pour parler des mouvements de marché.

 

Le nouveau code ne revêt pas pour l’heure un caractère contraignant. La manière dont le respect du code sera assuré et les éventuelles sanctions en cas de violation ont été renvoyées à des travaux prévus l’année prochaine. L’examen des problèmes liés aux transactions électroniques à haute fréquence a également été renvoyé à plus tard.

 

Le marché des changes a été éclaboussé par plusieurs scandales d’entente illicite sur les taux, ces dernières années. Au total, les régulateurs des systèmes bancaires américain et britannique ont infligé plus de 10 milliards de dollars de pénalités financières à plusieurs grandes banques dont Citigroup, JPMorgan, UBS, Barclays et Royal Bank of Scotland. Ces établissements ont été accusés de n’avoir rien fait pour empêcher leurs traders d’utiliser des forums de discussion sur internet et des messageries instantanées pour se concerter de façon indue afin d’infléchir un taux de référence du marché des changes.

 

 

Agence Ecofin

 

Articles similaires