Située à 18 km au sud de Libreville et opérationnelle depuis juin 2017, la nouvelle plateforme portuaire international d’Owendo baptisée New Owendo International Port (NOIP), a été inaugurée ce 14 octobre 2017, par le président de la République, Ali Bongo Ondimba.

Construit en 18 mois, grâce à un partenariat public-privé, entre l’Etat, Olam International et Africa Finance Corporation, cette nouvelle infrastructure a nécessité un investissement de près de 181 milliards de FCFA.

Selon les autorités gabonaises, plusieurs objectifs sont assignés à ce New Owendo International Port. Il s’agit de contribuer effacement à la lutte contre la vie chère en multipliant par deux la capacité portuaire de la capitale et en abaissant de 25 % les coûts de passage. En outre, le New Owendo International Port est appelé à faire de Libreville, une escale commerciale significative sur l’Atlantique et permettre à l’économie locale de gagner en compétitivité et en attractivité.

Des engagements réitérés par Ali Bongo Ondimba lors de son discours lors de la cérémonie d’inaugurations : «Voici un instrument de lutte contre la vie chère. Un outil qui va accélérer les échanges, et permettre une économie de plusieurs milliards de francs CFA par an, qui devra être répercutée, in fine, sur les prix proposés aux consommateurs. L’impact sera donc immédiat pour les Gabonaises et les Gabonais. Nous y veillerons.», a-t-il indiqué.

Point vue technique, le New Owendo International Port se déploie autour d’un quai de 420 mètres équipé de grues fixes et de portiques mobiles, pour deux positions d’amarrage. Un équipement ultraperformant qui autorise le traitement de 150 000 conteneurs par an pour un temps d’escale réduit. Le nouveau port d’Owendo dispose également de quatre silos à grains et de sept citernes pour le stockage de l’huile de palme.

La réalisation de cet outil logistique moderne édifié sur un gigantesque remblai gagné sur la baie d’Igoumé, à quelques encablures de l’historique terminal d’Owendo (1974) et du nouveau terminal minéralier de GSEZ, a nécessité près de deux mille ouvriers.

Source : Stéphane Billé – Agence Ecofin

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