La ministre nigériane des Finances Kemi Adeosun (photo) a peint un tableau sombre de l’économie du pays devant le Sénat jeudi, affirmant que l’économie nigériane est dans une situation difficile, techniquement en phase de récession. « En termes économiques, si vous avez deux périodes de croissance négative, vous êtes techniquement en récession » a-t-elle déclaré.

 

Cette déclaration de la responsable est intervenue après les prédictions du Fonds monétaire international (FMI), stipulant que l’économie nigériane devrait se contracter cette année. Dans son rapport publié le 19 juillet, l’institution de Bretton Woods a réduit les prévisions de croissance du Produit intérieur brut (PIB) du pays de 2,3% en avril à -1,8%, son pire résultant depuis 29 ans. Elle intervient également dans un contexte où l’inflation de la première économie du continent a atteint un taux record de 16,5%, le plus élevé depuis 11 ans.

 

Pour faire face à cette situation, l’exécutif nigérian a pris des mesures de discipline budgétaire destinées à réduire les dépenses publiques. « Nous déclarons la guerre aux gaspillages » a confié Kemi Adeosun, révélant que le gouvernement a cessé de financer les projets non essentiels. L’objectif de ces mesures est de libérer des ressources pour les dépenses d’investissement afin de relancer l’économie a expliqué la ministre avant d’ajouter que le pays devait travailler à se soustraire de la dépendance pétrolière.

 

Ce ralentissement du rythme de la croissance économique de la première puissance économique d’Afrique est dû aux pénuries de devises provoquées par la baisse des recettes pétrolières, à la faible production d’énergie électrique et à la perte de confiance des investisseurs.

 

 

Alain Okpeitcha (Stagiaire) – Agence Ecofin

 

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