L’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a annoncé, dans un communiqué publié le 4 décembre, avoir confirmé les notes «B-/B»  pour la dette à long et court terme en devises étrangères et en monnaie locale du Burkina Faso. Cette évaluation est assortie de perspectives stables.

 

S&P précise que les notes du Burkina Faso sont contraintes par la fragilité des institutions, le faible niveau de développement économique et les réserves internationales limitées. Elles sont, cependant, soutenues par un déficit budgétaire modéré et un endettement public relativement modeste.

 

L’agence s’attend à ce que la croissance du PIB réel atteigne 4% en 2015, un taux identique à celui réalisé en 2014 mais largement inférieur à son potentiel en raison notamment de l’agitation politique qui persiste depuis la destitution du président Blaise Compaoré en octobre 2014. Elle estimé, cependant, que l’activité économique commencera à rebondir à partir de 2016 à condition que la transition politique, désormais enclenchée avec l’élection de Roch Marc Christian Kaboré (photo) le 29 novembre dernier, se fasse en douceur.

 

« Selon nous, l’augmentation de la production minière et la hausse de l’investissement public devraient stimuler la croissance sur la période 2016-2018 », écrit l’agence.

 

S&P prévoit, d’autre part, un creusement du déficit public à un peu moins de 3% en 2015, en raison de l’agitation politique qu’a connue le pays et des dépenses liées aux récentes élections.  Ce déficit devrait continuer à augmenter pour se situer à 3,4% durant la période 2016-2018, en raison notamment des fortes revendications sociales auxquelles sera confronté le nouveau gouvernement.

 

Le déficit courant devrait, quant à lui, dépasser en moyenne 6% du PIB d’ici 2018, en raison d’un rebond de l’investissement qui se traduira par une hausse des importations de biens d’équipement. L’agence anticipe un appui soutenu au pays de la part des bailleurs de fonds sous forme de dons ou de prêts concessionnels. En conséquence, la dette publique devrait atteindre près de 31% du PIB en 2018.

 

 

Source Agence Ecofin

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