L’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a annoncé, dans un communiqué publié le 5 février, avoir abaissé les perspectives associées à la note souveraine de la République démocratique du Congo de «stables» à «négatives». Les notes de crédit souverain ont été maintenues à «B-» à long terme et «B» à court terme.

 

S&P a expliqué la dégradation des perspectives de la note souveraine de la RD Congo par un «accroissement des vulnérabilités vis-à-vis de l’extérieur». Les réserves de change du pays ont en effet atteint  « un niveau faible de 1,2 milliard de dollars le 31 décembre 2015, ce qui correspond à environ un mois de paiements courants».

 

L’agence s’attend à ce que les déficits des comptes courants atteignent en moyenne à 9,5 % du PIB en 2016-2019, en raison de la contraction des prix des matières premières, et plus particulièrement du cuivre.

 

Elle estime, d’autre part, que «le coût, les difficultés d’organisation et la contestation possible par l’opposition des différentes élections prévues cette année constituent à un risque pour les notes ». S&P s’interroge dans ce cadre sur les sources de financement de ces scrutins «étant donné les sources de financement limitées du gouvernement et la réticence des bailleurs de fonds à apporter de l’argent pour organiser les élections».

 

 

Source Agence Ecofin

 

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