Le Tchad connaîtra-t-il prochainement une révolution agricole ? C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre le président Idriss Deby (photo) lors du lancement de la campagne agricole 2016/2017. Le dirigeant qui s’est engagé à placer son quinquennat sous le signe du développement du monde rural, a insisté sur l’importance que devrait avoir l’agriculture dans l’émergence de son pays.

 

«Le pétrole, c’est la pauvreté. Le développement, c’est l’agriculture et l’élevage, ce sont les deux mamelles. Il ne faut pas vous tromper, l’émergence du Tchad dont nous rêvons tous, ne peut avoir lieu que si nous nous tournons résolument vers l’agriculture et l’élevage. L’émergence du pays ne peut pas venir du pétrole ni d’autres ressources minières.», a-t-il déclaré à Goz Béida.

 

Il faut souligner que le discours du dirigeant intervient dans un contexte de chute des cours mondiaux de l’or noir qui affecte particulièrement les économies africaines hyper-dépendantes du pétrole.

 

Le pays qui dispose d’un cheptel de 94 millions de têtes et de terres arables d’une superficie totale de 39 millions d’hectares, a les moyens de réaliser son objectif. Mais, souligne Idriss Déby, «Il faut sortir de ce cheptel contemplatif à un cheptel de production qui apporte un plus à l’économie nationale».

 

Le dirigeant qui entamera, d’ici le mois d’août, un nouveau quinquennat, laisse la plupart des observateurs dans la curiosité des actions fortes qui suivront ces propos…

 

 

Aaron Akinocho

 

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