Samedi 2 avril, l’homme d’affaires et philanthrope africain Tony O. Elumelu, a prononcé un discours à la Conférence annuelle 2016 Harvard Développement International à l’Université d’Harvard à Boston. Il s’est rendu ensuite à l’Université Columbia à New York pour donner une présentation sur le thème «Connecter l’Afrique au travers des Solutions Internes pour le Développement et la Croissance».

 

L’événement de cette année à Harvard, sur le thème « Les Voies du Progrès » a été organisé par l’École John F. Kennedy of Government de l’Université Harvard, pour explorer et évaluer les cas de réussite dans le développement. M. Elumelu, le Président de la société d’investissement panafricaine Heirs Holdings et de United Bank for Africa (UBA) a parlé de l’investissement comme le catalyseur de la croissance durable des entreprises africaines.

 

« Il n’y a pas une seule voie vers le développement, mais la réduction de la pauvreté est un toujours élément clé du développement », a déclaré M. Elumelu, s’adressant aux étudiants, au monde universitaire et à toute l’audience de la conférence.

 

Il a souligné le contexte difficile dans lequel la plupart des start-ups africaines opèrent :

 

«Les entrepreneurs africains sont confrontés à des types de défis qui décourageraient les hommes d’affaires partout ailleurs. Ils ont souvent à bâtir des entreprises en faisant face à des contraintes fondamentales qui nuisent à la viabilité de leurs startups telles que le manque d’accès à l’électricité, à des infrastructures fiables, l’accès au financement et beaucoup d’autres obstacles». Il a proposé des solutions tout en exhortant les gouvernements et le secteur privé à travailler ensemble pour promouvoir le développement économique et la création d’emplois.

 

Ce même jour, lors de son intervention à l’Université Columbia à New-York, Tony Elumelu a identifié trois domaines prioritaires pour un développement économique réussi grâce au secteur privé : l’investissement intra-africain et l’expansion des entreprises locales ; la valeur ajoutée locale et l’entrepreneuriat local. Il a ainsi souligné le rôle que l’Africapitalisme peut jouer dans le développement de l’Afrique. « Vous, étudiants et futurs leaders d’Afrique et du monde, mon conseil et ma recommandation, s’agissant de l’Afrique, est de tâcher de travailler en étroite collaboration avec les acteurs du continent, afin de trouver des solutions internes et innovantes aux problèmes de l’Afrique. »

 

Le serial-investisseur, également le Fondateur de la Fondation Tony Elumelu, a parlé à Harvard et à Columbia du rôle clé que sa Fondation joue dans le développement du secteur privé et la création de richesses sur le continent africain grâce à son programme entrepreneurial nommé Tony Elumelu Entrepreneurship Programme (TEEP).TEEP est un engagement sur 10 ans de 100 millions de dollars pour identifier et soutenir 10 000 entrepreneurs africains dans le but de créer 1 million d’emplois et d’injecter 10 milliards de dollars dans les économies africaines. Le programme a été salué par le Secrétaire américain du Commerce, Penny Pritzker comme « permettant à ces entrepreneurs d’être à l’avant-garde de la prochaine vague de croissance économique de l’Afrique. ».

 

 

Source : KN&P

 

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