Les chose semblent s’améliorer pour la Zambie sur le plan macroéconomique. La pression sur ses réserves de change a diminué et sa dette publique devient davantage soutenable, peut-on constater des différents indicateurs du pays revus par le FMI dans ses perspectives de l’économie mondiale, mises à jour au mois d’avril.

 

Cette amélioration est à mettre à l’actif de la hausse des prix du cuivre, qui a permis au kwacha (monnaie locale) de se reprendre face au dollar, mettant un frein à la progression de l’inflation, qui, fin avril, avait atteint 20% sur les prix de l’année de base.

 

Cette revalorisation de la monnaie locale apporte aussi un allègement pour le financement de la dette publique constituée désormais au trois quart (6,2 milliards $) d’obligations souveraines (dette internationale) et le reste 2,4 milliards $ en monnaie locale.

 

La grande question actuellement est de savoir jusqu’où la reprise du kwacha, tirée par la hausse des prix du cuivre, elle même dopée par un regain de la demande chinoise, produit des effets positifs sur le moyen ou le long terme. Il faudra pour cela attendre le mois de juin, date à laquelle les autorités zambiennes publieront de nouvelles statistiques de leurs finances publiques.

 

Les analystes estiment cependant que, au delà des chiffres des exportations, l’embellie actuelle est due au choix du gouvernement zambien de réduire le rythme de son endettement. Le pays n’est cependant pas à l’abri dune dégradation structurelle, en rapport à une possible rechute des prix du cuivre sur le marché mondial.

 

 

Agence Ecofin

 

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