Le Conseil consultatif institué par le Président Obama au lendemain du Sommet États-Unis – Afrique pour relancer la machine commerciale entre les deux parties s’est réuni à Washington le 08 Avril 2015. Les plus grandes entreprises américaines actives en Afrique étaient représentées au plus haut niveau. Pour Knowds, l’Amérique affûte ses armes de reconquêtes des marchés africains.

 

Selon Guy Gweth de Knowds Consulting et Responsable du programme « Doing Business in Africa » au sein du Master Développement des affaires internationales, co-accrédité par les écoles centrales de Paris et Lyon ; la réunion du 08 Avril n’est pas une réunion comme une autre. Elle sera inscrite dans l’histoire comme la matérialisation de la volonté des États-Unis de revenir au-devant de la scène commerciale africaine. Les 15 membres du secteur privé qui y siègent étaient porteurs d’un message offensif des entreprises américaines qui ne supportent plus d’être laminées par les chinois en Afrique.

 

La réunion du 08 Avril 2015 marque en effet l’accomplissement d’un engagement personnel du président Obama à la suite du sommet États-Unis – Afrique de l’an dernier. A cette occasion, le chef de l’Exécutif américain avait pressé le Département du Commerce de l’État fédéral de créer un groupe de travail sous la houlette du secteur privé dans le but de faire émerger un ensemble complet de recommandations visant à booster les relations commerciales et les investissements entre les États-Unis et l’Afrique.

 

Mr guy Gweth pense que le fond et la forme de ce Conseil constituent des messages puissants et cohérents. Sur la forme la présence de Susan Rice, Conseillère à la Sécurité Nationale et de Penny Pritzker au Commerce, aux côtés des chefs d’entreprises, montre que la puissance publique américaine accompagnera plus étroitement les sociétés américaines en Afrique. Il faut d’ailleurs s’attendre à de grandes annonces du président Obama lors de son voyage au Kenya l’été prochain.

 

Dans le fond, le rapport rédigé par le Conseil consultatif révèle un net renforcement du dispositif d’intelligence économique et stratégique développé au profit des entreprises américaines engagées en Afrique. Même si les sociétés chinoises ne sont pas expressément citées, il est clair que c’est elles qu’il faut battre. Et cela passe essentiellement par la veille sur les normes juridiques et les appels d’offres, la détection des opportunités et la réalisation des enquêtes de terrain, ainsi que le développement d’une machine à attirer les capitaux pour accompagner la reconquête américaine.

 

Le rapport émis le 08 Avril évoque effectivement la nécessité de cibler le marché des infrastructures et des capitaux, d’accroître des études dans les marchés cibles et d’accentuer le partage des informations entre les différents acteurs économiques étatiques et du secteur privé. Sur ce dernier point, l’agence d’informations Bloomberg joue et jouera son rôle de diffusion, et d’influence de premier plan.
Après le forum organisé en 2014 en collaboration avec le Département du Commerce, Bloomberg prévoit un autre sommet économique Afrique – États-Unis au premier trimestre 2016.

 

 

Source : Afrique Diligence

 

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