L’Algérie envisage de contracter un prêt auprès de la Chine pour financer certains grands projets, rompant ainsi avec son dogme de non-retours à l’endettement extérieur en vigueur depuis 2005, a annoncé le ministre du Commerce, Bekhti Belaïb, le 17 octobre.

 

A l’issue d’une rencontre avec le président du Conseil chinois pour la promotion de la coopération sud-sud, Lu Xin Hua, le ministre a indiqué que «les discussions sont actuellement en cours avec la partie chinoise», sans précision sur le montant du prêt envisagé. M. Belaïb a également tenu à préciser qu’il s’agissait d’une «exception» que compte faire l’Algérie du fait des faibles taux d’intérêt «appliqués par la Chine et de la qualité des relations entre les deux pays».

 

Le recours à un prêt chinois constitue une brèche dans la politique du non-retours à l’endettement extérieur adoptée en 2005 et devenue au fil des années un quasi-dogme.

 

Encouragé par la hausse des prix des hydrocarbures, le président Abdelaziz Bouteflika avait décidé en 2005 que l’Algérie n’aura plus recours à l’endettement extérieur, avant de mener une politique active de remboursement anticipée de prêts.

 

Le président Bouteflika avait motivé ce choix par les « mauvais souvenirs » consécutifs à l’effondrement du marché pétrolier dès 1986. Conjuguée au poids élevé de la dette extérieure, la chute des cours de brut avait alors compromis la croissance de l’économie algérienne et débouché, en 1994, sur la mise en œuvre d’un plan d’ajustement structurel sous la supervision du Fonds monétaire international (FMI).

 

 

Source Agence Ecofin

Articles similaires