Les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) faits jusqu’au 1er octobre par les États ne seront pas suffisants pour atteindre l’objectif de limiter le réchauffement à +2°C par rapport à l’ère pré-industrielle à l’horizon de 2100, selon une étude de l’organisme de recherche Climate Action Tracker (CAT).

 

Ces promesses de réduction de GES permettront en effet d’atteindre un réchauffement de 2,7°C d’ici la fin du siècle, ce qui marque déjà une amélioration par rapport aux précédentes constatations des experts de Climate Action Tracker, qui avaient évalué en septembre dernier le réchauffement attendu entre +2,9°C et +3,1°C.

 

«La combinaison des plans climatiques nationaux, s’ils étaient appliqués, ramènerait le réchauffement mondial à 2,7˚C à l’horizon 2100», indique cet organisme regroupant quatre centres de recherche.

 

«C’est la première fois depuis 2009, date à laquelle le CAT a commencé à évaluer les températures sur la base des engagements climatiques nationaux, que le réchauffement attendu passe sous 3°C», ajoute l’étude.

 

Quelques 140 pays, représentant près de 80% des émissions actuelles de gaz à effet de serre, avaient soumis, le 1er octobre, leurs projections d’émissions de GES pour 2025-2030.

 

L’ONU avait demandé aux 195 membres de la convention des Nations unies sur les changements climatiques de présenter jusqu’au 1er octobre leurs engagements en faveur du climat, en vue d’une conférence sur les changements climatiques prévue à Paris fin novembre. D’autres contributions sont toutefois attendues dans les semaines à venir.

 

 

Source : Agence Ecofin

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