Une nouvelle réflexion sur le statut de la femme en RDC a été présentée à Kinshasa ce 30 juillet 2015. A l’initiative de l’Ambassade de Suisse, et bénéficiant du soutien de nombreux partenaires (Centre Carter, OSISA RDC, Ambassade de Suède, Beatrice Hotel, Fonds pour les Femmes Congolaises), le rapport explore de nombreuses pistes et se fixe sur trois axes prioritaires : autonomisation de la femme et intégration communautaire ; sécurité, justice et participation politique ; et éducation.

 

La première particularité de ce rapport ce sont les personnes ayant participé à son élaboration : parlementaires, leaders religieux, responsables d’association, consultantes, représentants d’ONG internationale, membre de la diaspora congolaise, des juristes, l’Ambassade de Suisse, des hommes et des femmes. Ce sont 20 leaders congolais qui ont réfléchi pendant près de deux ans bénévolement sur le statut de la femme en RDC. Cette représentation la plus large de la société congolaise avec des acteurs de terrain assure un premier gage de qualité.

 

Écrit par Rino Kamidi, coordonnateur du projet pour l’Ambassade de Suisse, le rapport souligne la nécessité de l’autonomisation de la femme et de son intégration économique. Entrepreneuriat féminin est la voie royale proposée par le groupe de réflexion. De ce fait, il est demandé au Gouvernement de « développer une stratégie nationale économique et financière » en faveur de entrepreneuriat féminin. Il s’agit plus précisément de mettre en place des établissements de crédit pour les femmes entrepreneurs, de faciliter les micro-crédits en proposant des taux intéressants… Le groupe de réflexion a souligné que l’autonomisation de la femme passe aussi par l’économie qui est elle-même facteur d’intégration communautaire.

 

La pérennisation des recommandations du rapport se fera à travers la création d’un programme « statut de la femme » au sein de FFC (Front pour les Femmes Congolaises). FFC est un Fonds non gouvernemental « qui mobiliseles ressources financières et techniques pour appuyer les organisations, réseaux et groupes des femmes/filles travaillant à la base, avec ou sans statuts légaux ». Cette organisation a déjà octroyé plus de 145 subventions sur des thématiques comme les violences sexuelles faites aux femmes, le plaidoyer, la participation politique,…

 

Source : Madimba Kadima-Nzuji, juriste
Agence Ecofin
Madimba Kadima-Nzuji, juriste

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