L’obtention d’un accord satisfaisant pour tous à Paris en décembre prochain n’impactera pas que l’environnement. L’économie également se trouvera menacée en cas d’échec. En effet, selon un rapport de l’OIT (Organisation Internationale du Travail), le prolongement de l’état actuel des choses par rapport à l’exploitation des ressources conduira à une baisse de la productivité de 2,4% en 2030 par rapport aujourd’hui et de 7,2% à l’horizon 2030.

 


Cette menace est apparemment perçue par les grandes entreprises puisque 11 d’entre-elles, réunies au sein du Prince of Whale’s Corporate Leader Group, ont récemment mis la pression sur les pays du G20 pour l’obtention de mesures permettant une transition rapide vers une économie bas carbone. « Tous les éléments du succès à Paris sont réunis. Nous avons besoin de ministres des finances forts et d’un cadre politique global pour conduire la transition énergétique qui nous mènera une économie bas carbone. » a déclaré au Novethic, Philippe Joubert, président du CLG. Leur doléance est soutenue par Marie-Béatrice Levaux rapporteur de l’avis du Conseil économique, social et environnemental (Cese) sur l’emploi dans la transition économique. « Ce qu’il faut, ce sont des signaux clairs afin qu’une dynamique économique s’engage. Les entreprises ont besoin d’un cadre cohérent et constant. » a-t-elle affirmé.

 

Dans le domaine de l’emploi, l’OIT révèle dans son rapport intitulé Travail décent et intégration sociale dans une économie verte que : « l’économie verte peut créer entre 15 et 60 millions d’emplois supplémentaires à l’échelle mondiale en 2030 par rapport au maintien en l’état du modèle actuel.».

 

Il rassure également sur l’ampleur des pertes d’emplois qui seront générés par le processus. « Il ne faut pas exagérer les pertes d’emplois dus au changement climatique. Elles sont de l’ordre de 1% de la main d’œuvre des pays industrialisés, soit bien moins que celles qui ont accompagné la mondialisation ces dernières années et qui ont concerné 20% des emplois dans les pays de l’OCDE. Les entreprises doivent comprendre que leur compétitivité future est liée à la façon dont elles vont tirer parti de la transition. » peut-on y lire.

 

 

Source : Gwladys Johnson – Agence Ecofin

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